Les fraudeurs ciblent les commerçants avec de faux fournisseurs, des documents falsifiés et des escroqueries au paiement. Des vérifications simples permettent d'en déjouer la plupart.
La fraude dans le commerce international prend de nombreuses formes, mais la plupart des escroqueries exploitent les mêmes failles : la pression pour agir vite, des partenaires non vérifiés et des paiements impossibles à récupérer.
Les escroqueries courantes
- Faux fournisseurs : des sites ou des profils sur les réseaux sociaux proposant des marchandises à des prix anormalement bas, qui disparaissent une fois l'acompte versé.
- Détournement de paiement : un message, apparemment envoyé par un fournisseur connu, annonce de nouvelles coordonnées bancaires, et le paiement part chez le fraudeur.
- Faux documents : connaissements, certificats d'origine ou rapports d'inspection falsifiés, utilisés pour obtenir le paiement de marchandises jamais expédiées.
- Marchandises contrefaites ou non conformes : des produits qui ne correspondent pas aux spécifications convenues.
Les signaux d'alerte
- Des prix très inférieurs à ceux du marché.
- Une pression pour payer immédiatement ou intégralement d'avance.
- Un changement de compte bancaire, surtout vers un compte à un autre nom ou dans un autre pays.
- Des réticences à autoriser une inspection ou à fournir des informations vérifiables sur l'entreprise.
Les précautions
- Vérifiez l'immatriculation, l'adresse et les références de l'entreprise auprès de sources indépendantes.
- Confirmez tout changement de coordonnées bancaires par téléphone, à un numéro que vous connaissez déjà, jamais à celui indiqué dans le même message.
- Utilisez des moyens de paiement sûrs, comme le crédit documentaire ou le séquestre, et évitez les acomptes importants avec de nouveaux partenaires.
- Faites réaliser une inspection indépendante avant expédition pour les commandes importantes.
- Conservez tous les documents et signalez rapidement toute fraude présumée à votre banque et aux autorités compétentes.
Les commerçants qui pensent avoir été ciblés peuvent contacter le Conseil pour être orientés.
Cet article fournit des informations générales et ne constitue pas un avis juridique.